PARDON

Le pardon en spiritualité: libération intérieure.

Le pardon ramène de l’espace, du calme et permet de revenir dans une vibration de compassion et d’amour.

Pardonner, ce n’est pas cautionner l’acte, mais se libérer de la charge émotionnelle qui nous enchaîne à l’évènement ou à la personne.

En pardonnant , on reconnaît ses blessures, on les accueille et on cesse de se définir par elles.

Le pardon en énergie: nettoyage vibratoire.

La rancune, la colère, la tristesse créent des blocages énergétiques. Pardonner, c’est rétablir la circulation fluide de l’énergie.

Les mémoires du passé pèsent dans l’aura et dans le corps. Le pardon dissout ces charges, libérant un espace.

Harmonisation: pardonner élève notre fréquence, ce qui attire des expériences plus alignées, plus paisibles.

Les paradoxes du pardon

On croit souvent pardonner pour « l’autre », en réalité c’est un cadeau que l’on se fait à soi. Le pardon ne dépend pas toujours d’un pardon reçu. C’est une démarche intérieure, indépendante des réactions extérieures.

Pardonner ne veut pas dire oublier ni se laisser blesser à nouveau: c’est reconnaître ce qui à été, tout en se libérant de son emprise.

Le pardon est un acte intérieur. Il transforme la souffrance en sagesse et les blessures en ouverture de conscience.

Il ne s’agit d’oublier ou de nier ce qui s’est passé, mais de se libérer de la souffrance qui nous retient. Ce n’est pas cautionner l’acte, mais reconnaître qu’il ne sert plus à rien de porter ce fardeau.

Au lieu de rester enfermé dans la rancune, on choisit de revenir à une vibration plus élevée tournée vers la paix, la compassion et l’amour. Ainsi on attire des expériences plus harmonieuses.

Les paradoxes du pardon

Nous croyons pardonner « pour l’autre », alors qu’en réalité nous le faisons avant tout pour nous. Reconnaître le passé, tout en reprenant sa liberté. Le pardon ne dépend pas de l’autre.

Ces paradoxes sont déstabilisants, mais ils ouvrent une compréhension plus profonde de la vie et de nous mêmes.

C’est transformer la souffrance en sagesse, la blessure en ouverture, la liberté plutôt que l’emprisonnement, l’amour plutôt que la rancune. Il nous rapproche de notre essence véritable.

Le pardon de Ramana Maharshi ou de Jiddu Krishnamurti ne se comprend pas tout à fait comme un acte volontaire d’effacer une faute.

Ramana Maharshi : ne parlait pas souvent du pardon comme une pratique morale distincte. Pour lui, tout part de la réalisation du SOI. quand l’égo s’efface, il n’y a plus « celui qui est blessé » ni « celui qui doit pardonner ».

Dans cette vision, le pardon est naturel et spontané, car la source de la souffrance (l’identification à l’égo) disparaît.

Au lieu de pardonner à « quelqu’un », il invitait à voir que tout est manifestation de la conscience. Alors la question du pardon perd sa nécessité.

« Quand l’égo n’est plus, qui reste-t-il pour pardonner ou être offensé? »

Jiddu Krishnamurti : disait que le pardon, en tant qu’acte volontaire, implique qu’on a déjà retenue une blessure. L’important n’était pas de pardonner après coup, mais de ne pas enregistrer d’offense au moment qu’elle survient. Que la mémoire psychologique entretient le ressentiment.

Observer directement la blessure, sans jugement, permet de ne pas la transformer en rancune. Ainsi le pardon n’est pas un effort, mais un état où rien n’a été accumulé qui nécessite le pardon.

« Si vous pardonnez, c’est que vous avez retenu l’offense.Mais si vous ne l’avez pas retenue, où est le besoin de pardon? ».

Ramana Mahrshi et Jiddu Krishnamurti ont une conscience libre du passé, plutôt qu’un effort moral pour pardonner.

Le pardon vu par les sages, n’est plus une tâche morale, mais un état naturel d’une conscience libre. Là où l’égo voit blessure et offense, la sagesse ne voit que la vie qui s’écoule. le pardon n’a même plus besoin d’être nommé, il est déjà dans la paix intérieure.

Le fruit d’une conscience libérée de l’égo et de la mémoire blessée, dans la lumière du Soi (Maharshi) ou dans l’attention sans jugement (Krishnamurti), l’offense s’efface d’elle même.